La PMA : risques, chances et différentes techniques !

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La procréation médicalement assistée (PMA) est la solution vers laquelle se tournent de plus en plus de couples infertiles. Et pour cause, elle est indiquée en cas d’« infertilité médicalement prouvée ». Les progrès de la médecine ont ainsi permis aux couples ayant des problèmes pour concevoir de ne plus avoir l’adoption comme seule solution. La PMA mieux connue désormais sous le terme d’« assistance médicale à la procréation » est possible au moyen de techniques plus ou moins fiables. Quelles sont donc les techniques  de la PMA ? Quels sont les risques associés à chacune de ces techniques et les chances de succès ?

La PMA n’est pas pour tous

Dans la plupart des pays où se pratique la PMA, cette dernière n’est possible que pour les couples hétérosexuels. Et ce n’est pas tout. Il faut, en plus que :

  • l’infertilité du couple en question ait été vérifiée et confirmée par un professionnel de la santé ; ou bien,
  • il y ait un risque de transmission, à l’enfant ou à l’un des conjoints, d’une maladie génétique sérieuse, de la part de l’autre conjoint.

En France, plus spécifiquement, un couple est dit infertile après avoir tenté sans succès d’avoir un bébé pendant 12 à 24 mois. Cette règle ne concerne donc pas un couple tout juste formé.

En France toujours, l’une des conditions est que la femme doit avoir moins de 43 ans. La procréation médicalement assistée est donc bien autorisée pour la femme désireuse de tomber enceinte après 40 ans. Il faut savoir que les opinions publiques sont de plus en plus sensibles à l’ouverture de la PMA aux femmes célibataires comme aux couples homosexuels. Ce qui constituerait une avancée majeure.

Le B.A. -BA de la PMA

Tous les couples désireux de procréer par assistance médicale et autorisés à le faire doivent suivre un parcours déterminé :

  • ils sont tenus de participer à un certain nombre d’entretiens. Ces entretiens devant leur fournir suffisamment d’informations sur les risques de la procréation médicalement assistée ainsi que les chances de succès. Ils pourront aussi et surtout découvrir la méthode la mieux adaptée à leur situation ;
  • ils disposent par la suite d’une période de réflexion de 30 jours à l’issue de laquelle il leur faudra confirmer par écrit, leur choix.

Cependant, il est à noter que les couples qui espèrent un don de sperme doivent attendre beaucoup plus longtemps que cette durée de 30 jours en raison du fait que la demande surpasse l’offre. En France, de tels couples peuvent attendre ainsi jusqu’à deux mois !

Enfin, bien sûr, il faut prendre le temps de choisir à quels professionnels s’adresser pour augmenter ses chances de procréer. À ce sujet, Fertty International apparaît comme la meilleure clinique de PMA. Car, c’est « une clinique avec les technologies les plus poussées et de grands professionnels dévoués qui permettent d’atteindre les meilleurs taux de succès ».

La stimulation ovarienne, la plus simple des techniques

La stimulation ovarienne ou induction de l’ovulation est certainement la technique de PMA la plus simple. Elle est d’ailleurs la première option présentée aux couples infertiles. C’est en effet un coup de pouce donné aux femmes présentant certaines troubles d’ovulation telles que :

  • anovulation, c’est-à-dire absence d’ovulation ; et,
  • dysovulation, c’est-à-dire ovulations de très mauvaise qualité ou rares.

Le procédé consiste à accroître la production ovarienne de follicules matures afin que l’ovulation qui s’ensuivra soit de bonne qualité. Le médecin traitant prescrit tout d’abord du citrate de clomifène. Ce traitement par voie orale vise à stimuler la fabrication d’un ovocyte de même que son développement. Le citrate de clomifène doit se prendre au début du cycle, entre le deuxième et le sixième jour.

En cas d’absence de résultats à l’issue de plusieurs cycles, on passe à l’injection d’hormones. Le traitement par stimulation ovarienne doit s’accompagner d’un suivi médical rigoureux. Et pour éviter une éventuelle hyperstimulation avec les effets secondaires rattachés, des dosages d’hormones et des échographies sont régulièrement effectués. La durée de la stimulation ovarienne dépend en majorité des causes de l’infertilité. Cependant, ce traitement peut durer entre 3 et 6 mois. Les risques de la stimulation ovarienne sont :

  • une probabilité non négligeable d’avortement précoce ;
  • une grossesse extra-utérine ; c’est-à-dire hors de la cavité utérine ; et,
  • une grossesse multiple.

L’insémination artificielle, la mère des techniques de PMA

L’insémination artificielle ou insémination intra-utérine est la plus vieille des techniques de PMA. De plus, elle est la méthode la plus utilisée. L’insémination artificielle est indiquée en cas de :

  • infertilité masculine ; et,
  • troubles de l’ovulation.

Au moyen de cette technique, on verse littéralement du sperme dans l’utérus, 36 heures après l’ovulation. Le but est de favoriser la rencontre des gamètes mâles et femelles. Ici, les spermatozoïdes peuvent être ceux du conjoint comme ils peuvent également provenir d’un donneur de sperme anonyme.

Le procédé est simple et ne fait pas souffrir la femme. De même, l’insémination artificielle ne demande pas d’hospitalisation. Enfin, elle nécessite le plus souvent de stimuler préalablement l’ovulation. Le seul véritable risque dont les couples doivent être conscients est la possibilité de grossesses multiples.

La fécondation in vitro, ou comment faire un bébé en labo

La fécondation in vitro (FIV) est une « fécondation à l’extérieur du corps humain ». Elle consiste à réaliser en laboratoire les premières étapes du développement embryonnaire. Et elle est la solution privilégiée :

  • lorsque l’ovulation est perturbée chez la femme ;
  • lorsque les trompes sont obstruées toujours chez la femme ; ou,
  • en cas d’insuffisance de spermatozoïdes mobiles chez l’homme.

Par le biais de la FIV, on fait rencontrer les ovules et les spermatozoïdes hors de l’organisme de la femme, en laboratoire. Le but est bien sûr de parvenir à une fécondation. Les ovocytes sont recueillis après une forte stimulation folliculaire et un déclenchement de l’ovulation par l’administration de médicaments. L’opération de recueil par voie vaginale se fait sous anesthésie générale.

Par la suite, chaque ovocyte est mis dans un tube à essai en présence d’un nombre important de spermatozoïdes. Et s’il y a fécondation au bout de 72 heures tout au plus, l’embryon issu des ovules prélevés est placé dans l’utérus. On estime le pourcentage de réussite de la FIV à 20-25 %.

Le gros avantage de la fécondation in vitro est d’assurer une sélection des meilleurs ovules comme des meilleurs spermatozoïdes. La probabilité d’une fécondation est ainsi augmentée. Parce que tout simplement un nombre important d’embryons est déposé dans l’utérus de la future mère ! On peut par ailleurs faire une FIV à partir de dons d’ovocytes anonymes.

Le premier risque associé à la fécondation in vitro est une grossesse multiple. Il y a également un risque de grossesse extra-utérine. Les autres complications pouvant résulter d’une FIV sont :

  • des accidents vasculaires au niveau des artères ou des veines ;
  • des torsions d’annexe ; de même que,
  • des plaies au niveau des vaisseaux ou du tube digestif, en rapport avec la ponction des ovocytes.

L’injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI), la jeune sœur de la FIV

Assez récemment mise en place, l’injection intracytoplasmique de spermatozoïdes est une autre méthode de fécondation in vitro. Elle est conseillée lorsque :

  • la fécondation in vitro a échoué ; ou,
  • il faut absolument effectuer un prélèvement dans les testicules en vue d’accéder aux spermatozoïdes.

Cette méthode dont le taux de réussite est de 25 à 30 % consiste à « micro-ingérer un spermatozoïde dans le cytoplasme d’un ovocyte mature » au moyen d’une micropipette. Les risques d’une ICSI sont les mêmes que ceux de la fécondation in vitro. À cela, il faut cependant ajouter l’augmentation de la probabilité d’anomalies ou de malformations des chromosomes.

La gestation pour autrui, ou comment devenir parent par une mère porteuse

La gestation pour autrui (GPA) est une autre technique de procréation médicalement assistée. Sa particularité est qu’elle fait intervenir une troisième personne dans le couple. Cette personne, c’est la mère porteuse. Voilà pourquoi la GPA est encore appelée « naissance par mère porteuse ».

La GPA n’est possible que grâce aux autres techniques dont notamment :

  • la fécondation in vitro ; et,
  • l’insémination artificielle.

En plus de ces techniques principales, la gestation pour autrui demande :

  • un diagnostic génétique préimplantatoire (DPI) ; et,
  • un don de spermatozoïdes et/ou d’ovules.

Il existe deux types de GPA :

  • la GPA partielle ou traditionnelle. À ce niveau, on recourt à une insémination artificielle ou à une FIV en utilisant les ovules de la mère porteuse ;
  • la GPA complète ou totale. Elle fait appel à la fécondation in vitro ou à l’injection intracytoplasmique de spermatozoïdes. Les ovules utilisés peuvent être ceux de la mère d’intention comme ceux d’une donneuse.

La gestation pour autrui complète tend à supplanter la partielle. Pour une raison évidente : la première exclut tout lien génétique entre la mère porteuse et l’enfant à naître. Les risques liés à la GPA sont identiques à ceux d’une grossesse naturelle. Le problème fondamental soulevé par une telle pratique est plutôt d’ordre moral : qui est vraiment la mère de l’enfant ?

Un point sur les risques associés à la PMA

Voici un aperçu des risques que comporte la PMA :

  • grossesses multiples ;
  • grossesse extra-utérine ;
  • syndrome d’hyperstimulation ovarienne ;
  • malformations chromosomiques ;
  • blessures traumatiques et saignements ;
  • etc.

Il importe donc que les couples désireux de procréer sous assistance médicale soient vraiment conscients de ces risques; et les prennent en compte avant de jeter leur dévolu sur une des techniques disponibles.

Le chemin qui conduit à la paternité et à la maternité est parsemé d’embûches pour beaucoup de couples. Si bien que la procréation médicalement assistée encore appelée assistance médicale à la procréation a le vent en poupe. Les chances de succès et les risques associés dépendent de chaque technique de PMA et donc de la justesse du choix opéré. Mais en général, les procédés les plus fructueux sont la fécondation in vitro et l’injection intracytoplasmique de spermatozoïdes.

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